L'établissement

UN PEU D’HISTOIRE

L’histoire du Paraclet, c’est d’abord une histoire religieuse – Paraclet signifie Saint-Esprit – qui se déroule en deux périodes espacées dans le temps : l’histoire des Cisterciennes de Sainte-Marie des Champs du XIIIème au XVIIIème siècle faisant suite à l’histoire et la légende de Saint-Ulphe du VIIIème siècle.

En 1218, à l’emplacement de l’ermitage de Sainte Ulphe, Enguerrand II de Boves fonda une abbaye de moniales cisterciennes. Il y fut inhumé ainsi que son épouse Ade de Nesle. Leurs filles Marguerite et Isabelle en furent les premières abbesses.
Fuyant les invasions espagnoles, les religieuses quittèrent leur abbaye au XVIIe siècle1, se réfugièrent à Amiens et y déménagèrent définitivement en 1648. L’abbaye fut fermée en 1790.

Sainte Ulphe et Saint Domice de Jean de Francqueville

Uphe était la fille d’un riche fermier du Vermandois. Elle était tellement belle que tous les jeunes gens, éblouis, tombaient éperdument amoureux d’elle.
Mais elle, elle avait décidé de consacrer sa vie au bon Dieu. Pour être tranquille, elle le pria un soir de la défigurer. Mais le matin, elle constata avec déception être toujours aussi belle.
Au désespoir, elle se sauva pendant des jours et des nuits. Elle frappait aux portes pour avoir un morceau de pain, elle buvait directement aux ruisseaux, elle dormait dans les fossés, dans les ronces ou juchée sur une branche d’arbre.
C’est ainsi qu’un beau matin, elle se retrouva dans les marais de Boves. Elle sentit qu’elle était arrivée au bon endroit pour prier Dieu.
Un vieil ermite, Saint-Domice, qui faisait abstinence dans le marais, loin des tentations de la ville, lui donna un coup de main pour l’aider à construire une petite cabane au milieu des roseaux sauvages.
Tous les matins, Domice venait frapper à sa porte et ils partaient ensemble, jusqu’à Notre-Dame des Martyrs, la première cathédrale d’Amiens.
Un jour d’été, Domice toqua mais ne reçut pas de réponse. Il n’osa pas pousser la porte d’une jeune fille. Il pensa : « elle sera déjà partie, je vais la rattraper en route ».
Mais en route, il ne vit personne ! Et dans l’église non plus. Après la messe, Domice se dépêcha de revenir dans le marais.
Il aperçut Ulphe, à genoux, devant une mare, qui parlait tout haut. Devant elle, il y avait des centaines de grenouilles, de rainettes, de crapauds, qui chantaient à tue-tête.
Ulphe leur tenait ce discours :
« maudites bêtes ! À cause du tintamarre que vous avez fait, je n’ai pas entendu Domice frapper à ma porte et j’ai manqué la messe ! Je voudrais que le bon Dieu vous coupe le sifflet ! »
À cet instant, le silence tomba sur le marais. Depuis ce jour, on dit que l’on n’a plus jamais entendu une grenouille chanter dans le marais de Boves.

Commencée en 1120 selon des proportions gigantesques et achevée moins d’un demi-siècle plus tard, la cathédrale Notre-Dame d’Amiens est la troisième grande cathédrale du XIIIème siècle bâtie dans le nord de la France, après Notre-Dame de Chartres et Notre-Dame de Reims.
C’est aussi la plus longue (145 mètres) et la plus haute (42,30 mètres) après Saint- Pierre de Beauvais. Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1981, elle doit sa célébrité autant à la beauté de son architecture qu’à son remarquable ensemble sculpté.
Le monument conserve également l’essentiel de ses oeuvres d’art et de son mobilier, notamment de magnifiques stalles sculptées à la fin du Moyen-Age.

Croix du Paraclet

Au tout début, école pratique d’agriculture installée le 12 mai 1886 avec 22 élèves sur le site d’une exploitation agricole, l’établissement s’est mué en école d’agriculture d’État en 1948 avec, à l’époque, une capacité d’accueil de 70 élèves. En 1907, 50% des élèves étaient issus du département de la Somme.

De 1914 à 1945, l’école vit une époque difficile où se succèdent occupations, destructions, ouverture, fermeture, reconstructions avec en toile de fond l’exploitation qui fonctionne tout au long de cette période.
En 1960, l’exploitation alors propriété du département est vendue à l’Etat.

Collège en 1961, c’est entre 1965 et 1967 qu’il subit sa plus grande transformation avec la construction du Lycée et l’ouverture du CFPPA. En 1970, c’est la construction de l’internat féminin qui permit de porter la capacité d’accueil à 500 élèves.
Par la suite, ce sont essentiellement des extensions et réhabilitations qui ont émaillé l’évolution du site :

  • 1978, construction du CFPPA,
  • 1990, réhabilitation-construction du château,
  • 1993, construction de la première résidence étudiant,
  • 2011, construction d’une chaudière biomasse…
  • pour 2014 et +, la réhabilitation du bâtiment principal et la construction d’une nouvelle exploitation agricole sont inscrites au PPI…

L’EPLEFPA du Paraclet est un gros mono site qui regroupe aujourd’hui 4 centres :

  • un LEGTA d’environ 350 élèves et étudiants de la seconde à la prépa C,
  • un CFPPA de 28 000 heures de stage, qui lui-même accueille 200 apprentis dans une antenne du CFAD , de la DIMA au BTSA
  • un CFA départemental composé de 6 UFA (+ l’antenne du Paraclet).
  • une exploitation agricole qui a toujours été de nature polyculture élevage; elle est passée de 110 ha à l’époque de l’école d’agriculture à environ 200 ha aujourd’hui,